C’était un 22 juillet

C’était un 22 juillet et il faisait beau. Le téléphone a sonné, mon frère a décroché. Il a dit « ok, on va arriver », on a compris. On a pleuré et puis on s’est préparés pour y aller.

Quelques jours avant, ma soeur m’avait appelée. Elle interrompait ses vacances pour remonter le voir. Je devais aller en Ardèche, je lui ai dit « tu crois que je dois venir ? » Elle m’a dit « Oui, je pense que c’est mieux… » Ensuite on a appelé mon frère, il a pris un avion. On s’est retrouvés tous les 3, sans conjoint et sans enfant.

On est allés le voir. Il était dans la chambre du fond, celle qui a une « chambre famille » accolée, c’était pas bon signe. On a eu le temps de dire au revoir et je t’aime. Quand il a compris qu’on était là tous les 3, une larme a coulé sur sa joue. On était heureux d’avoir pu venir. On est repartis, en attendant le coup de fil.

C’était un 22 juillet. On a mangé des frites. On s’est rappelés des souvenirs, j’ai appris plein de trucs (quand on est plus jeune de 10 ans, on nous cache plein de trucs en fait ! ;-)) On était soudés comme jamais.

Ensuite on s’est occupés des « formalités », on a pris toutes les décisions ensemble, on s’est un peu battus pour maman aussi. Parce que c’est pas toujours simple de trouver la bonne place quand on est ex-femme-veuve-mais-maman-pour-toujours. C’était surement pas parfait, mais on a essayé de faire de notre mieux.

C’était un 22 juillet. On a écrit un texte à 8 mains, que j’ai lu à l’Eglise. Je n’ai pas pleuré. Puis j’ai vu cette bande de cyclistes arriver en tenue, j’ai ri et j’ai pleuré en même temps. J’ai vu des vieux amis, des amis de toujours, des amis fâchés aussi, mais qui avaient mis leur fierté dans leur poche, j’ai même vu mes amies et des anciens élèves.

C’était un 22 juillet, à ma soeur, à mon frère, pour se souvenir <3.

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6 réflexions sur “C’était un 22 juillet

  1. Cela fait plusieurs jours que je vous suis… y’avait des similarités dans votre histoire et la mienne (la Drôme presque l’Ardèche, la région Parisienne, les enfants…) et puis cet article… Mon père est décédé l’été dernier, j’ai l’impression que c’était hier. Depuis je suis perdue… on a quitté la Drôme pour Paris, je me sens déracinée. Je suis figée, incapable de profiter l’instant présent, je le subit. En attendant de trouver du travail je garde nos enfants, mon mari rentre tard. J’ai l’impression de perdre pied, je suis exaspérée par ma vie, mes enfants, rien ne me plait, rien ne me conviens… être à la maison, pas une minute pour soi, la région parisienne, l’absence de soleil, l’isolement social… Je plonge dans la spirale du noir… Est ce du à la perte de mon père? est ce du au changement de région? est ce du à cette inactivité professionnelle?; est ce du à l’éloignement de mes proches? Quand je vous lis je perçois clairement votre capacité à positiver, à voir le beau… comment faites vous? Désolée je m’épancher un peu (trop peut être)…

    • Ne soyez pas désolée vous serez toujours la bienvenue ici et si je peux, à mon humble niveau, vous aider un tout petit peu, je le ferai bien volontiers… La vie n’est pas simple, et est surtout faites de choix et de compromis. J’essaie en effet de toujours voir le bon côté des choses, même si ce n’est pas facile tous les jours ! J’ai la chance d’avoir un mari et des enfants formidables, en bonne santé, je pense que je m’appuie beaucoup la dessus…Parfois ça fait du bien aussi de se poser toutes ces questions et d’en profiter pour prendre du recul sur ce qui vous plait vraiment, ce qui, à l’inverse, vous rend moins heureuse, faire un peu le ménage dans sa vie et prioriser ce et ceux qui vous fait du bien. Penser à 3 choses qui vous donnent le sourire et essayer de s’offrir ces moments…

      • Merci beaucoup pour votre réponse ! C’est vrai que j’ai tendance à toujours voir le verre à moitié vide… Je vais essayer de pratiquer « la méthode des 3 bonheurs », difficile pour une pessimiste ! Encore merci. Juste une dernière question et après j’arrête (promis), venant d’arriver en région parisienne, je cherche un bon livre pour nos guider vers « le beau paris » et accessible aux enfants (2 et 4 ans). Évidement, il y a les guides habituels, mais j’aimerais découvrir le coté charmant de paris pas forcément touristique, vous avez quelque chose à me conseiller? Merci

      • Bonjour Marie, désolée pour le delai de réponse. Pour paris, je n’ai pas trop de reco de livres mais je lis pas mal de blogs je vous ferai une petite liste ;-). Je sais qu’en ce moment il y a une animation sympa aux 4 temps avec de l’accrobranche. Bises.

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